969 shaares
Dans son dernier essai, le sociologue Juan Sebastian Carbonell démontre que la montée en puissance de l’intelligence artificielle entraîne une « déqualification » et une « précarisation » des travailleurs dans de nombreux secteurs d’activité.
Enfin un livre de critique de l’intelligence artificielle (IA) qui ne parle pas de révolution cognitive ni de chômage technologique de masse… mais de transformation technologique du travail. Sans céder à l’alarmisme ni à la « hype », l’auteur reprend les analyses du sociologue marxiste Harry Braverman (1920-1976) sur le contrôle de l’organisation du travail pour élaborer l’hypothèse d’un « taylorisme augmenté ». L’IA intensifie les dynamiques de parcellisation du travail, privant les métiers de leur part créative, en faveur de tâches déqualifiées et moins coûteuses, y compris dans les professions intellectuelles et artistiques jusqu’ici épargnées. Plutôt que de formuler des prescriptions « éthiques » ou de régulation qui confortent le développement des technologies et de leur marché, Juan Sebastián Carbonell recentre la réflexion sur les rapports de pouvoir : « qui décide quelle technologie déployer, et pour quoi faire ? » Il ouvre enfin un questionnement technocritique : peut-on s’approprier l’IA à des fins émancipatrices ? Sans le clore, un tel texte saura nourrir le débat politique et syndical.
En cherchant à tout prix à plaire à leurs utilisateurs, les chatbots comme ChatGPT peuvent entraîner des personnes parfaitement rationnelles dans une spirale délirante aux conséquences parfois tragiques. Et la solution n'est pas dans les recommandations d'usage.
Lancée sur la plateforme Reddit, une initiative visant à encourager les usagers de ChatGPT à résilier leur abonnement à cet outil d’intelligence artificielle prend de l’ampleur. Le média américain “MIT Technology Review” raconte les motivations de ceux qui suivent ce mouvement, principalement pour s’opposer aux politiques de Trump.
L’entreprise américaine a lancé Tay, un « chatbot » censé discuter avec des adolescents sur les réseaux sociaux. Mais des propos racistes se sont glissés dans ces échanges.
Le sociologue Dominique Boullier propose dans son dernier livre une critique acérée et informée des pratiques des géants numériques ainsi que des perspectives de régulation.
AI-driven cognitive atrophy is recoverable. Cognitive foreclosure may not be.
Adults who offload thinking to AI lose capacity they built. Children may never build it at all.
When students process information through the same model, the result may be similar minds.
Auditing AI output requires expertise the child is still supposed to be developing.
In a study, developers who delegated coding to AI produced working code but failed conceptual understanding.
Adults who offload thinking to AI lose capacity they built. Children may never build it at all.
When students process information through the same model, the result may be similar minds.
Auditing AI output requires expertise the child is still supposed to be developing.
In a study, developers who delegated coding to AI produced working code but failed conceptual understanding.
Acrimed est membre de l’Observatoire français des atteintes à la liberté de la presse (Ofalp). Nous relayons ici l’introduction de son premier rapport sur les atteintes à la liberté de la presse en France, qui porte sur l’année 2024. Le pdf du rapport complet est disponible ici.
Entretien
La coautrice de la bande dessinée « Hé Patron ! Pour une révolution dans l’entreprise » explique, dans un entretien au « Monde », pourquoi il importe de changer la gouvernance actuelle des entreprises et de reconnaître les travailleurs eux-mêmes comme des investisseurs.
La coautrice de la bande dessinée « Hé Patron ! Pour une révolution dans l’entreprise » explique, dans un entretien au « Monde », pourquoi il importe de changer la gouvernance actuelle des entreprises et de reconnaître les travailleurs eux-mêmes comme des investisseurs.
Longtemps ignoré, le lien entre l’expérience vécue au travail et le vote ou l’abstention fait enfin l’objet d’un regain d’intérêt des chercheurs, constate Aline Leclerc, journaliste au « Monde », dans sa chronique.
C’est un des géants du XXe siècle. Pourtant beaucoup l’ignorent. Le logicien Rudolf Carnap (1891-1970) a longtemps fait l’objet, en France, d’une indifférence où ignorance et mépris se renforçaient réciproquement. Membre du célèbre Cercle de Vienne, figure centrale du positivisme logique, il explore les conditions formelles de la connaissance scientifique, en les séparant méthodiquement des illusions métaphysiques de la philosophie. Elève de Gottlob Frege (1848-1925), il dialogue avec les grands mathématiciens et logiciens de son temps (Russell, Gödel, Wittgenstein…). Socialiste et pacifiste, il quitte en 1935 l’Allemagne nazie pour les Etats-Unis. Ses travaux, poursuivis ensuite à Chicago, à Harvard, à Princeton, continuent d’inspirer de nombreux chercheurs en philosophie analytique.
Le spécialiste de l’école participe mardi 14 avril à un débat sur la jeunesse comme force de solidarité et de résilience dans un monde en crise. Dans cette tribune au « Monde », il invite l’école à éclairer les valeurs civiques par l’incarnation, et non par l’incantation.
L'économiste américain Richard Baldwin explique que les droits de douane américains poussent le reste du monde à se rapprocher et à signer des accords de libre-échange. Mais, même sans les Etats-Unis, les tensions vont persister.
Une régionalisation du commerce
Tout cela pousse, parallèlement à la signature d'accords de libre-échange, à une régionalisation du commerce. Un phénomène que Xavier Durant, le patron de Coface, résumait le mois dernier lors du colloque risque-pays organisé par l'entreprise qu'il dirige : « Il y a moins d'échanges commerciaux entre les grands blocs mais de plus en plus à l'intérieur des blocs. » Un phénomène appelé à durer.
Une régionalisation du commerce
Tout cela pousse, parallèlement à la signature d'accords de libre-échange, à une régionalisation du commerce. Un phénomène que Xavier Durant, le patron de Coface, résumait le mois dernier lors du colloque risque-pays organisé par l'entreprise qu'il dirige : « Il y a moins d'échanges commerciaux entre les grands blocs mais de plus en plus à l'intérieur des blocs. » Un phénomène appelé à durer.
More than half of teenagers reported in a new survey that they’ve used artificial intelligence to help with their school work, and almost 60% said they think their peers are regularly using chatbots to cheat on their schoolwork.
Key Facts :
More than 60% of teens say they regularly use AI chatbots, and more than half (54%) are using chatbots like ChatGPT, Copilot and Character.ai to help with schoolwork, according to new Pew Research Center data.
About 40% of students who use AI for school work are using it for help researching a topic or solving math problems, and about 35% said they're using it to help edit something they wrote.
About 1 in 10 teenagers said they do all or most of their schoolwork using AI, a practice researchers have warned weakens student critical thinking skills.
A majority of teens (59%) think using AI to cheat is a regular occurrence at their school and happening at least somewhat often, and teenagers who regularly use the software themselves are especially likely to think cheating is a regular occurrence.
Key Facts :
More than 60% of teens say they regularly use AI chatbots, and more than half (54%) are using chatbots like ChatGPT, Copilot and Character.ai to help with schoolwork, according to new Pew Research Center data.
About 40% of students who use AI for school work are using it for help researching a topic or solving math problems, and about 35% said they're using it to help edit something they wrote.
About 1 in 10 teenagers said they do all or most of their schoolwork using AI, a practice researchers have warned weakens student critical thinking skills.
A majority of teens (59%) think using AI to cheat is a regular occurrence at their school and happening at least somewhat often, and teenagers who regularly use the software themselves are especially likely to think cheating is a regular occurrence.
Alors qu’une extrême droitisation du champ politique est en cours et que le spectre de l’arrivée du Rassemblement national (RN) au pouvoir inquiète les défenseurs des libertés, les chercheurs Stéphanie Hennette-Vauchez et Antoine Vauchez livrent, dans une magistrale enquête sociologique et juridique publiée en septembre dernier (Des juges bien trop sages. Qui protège encore nos libertés ?, Le Seuil, septembre 2025), une édifiante démonstration du rôle clé joué par deux institutions importantes et souvent mal connues dans la défense et l’affaiblissement de nos libertés.
Dans le livre « Nos nouveaux maîtres », qui paraît mercredi 4 février chez Albin Michel, Raphaëlle Bacqué, Damien Leloup et Alexandre Piquard, journalistes au « Monde », décryptent le rapport de force entre les Européens et les géants du numérique sous la présidence de Donald Trump.
Une étude menée dans 13 pays européens montre que le fossé se creuse à partir de 2005 entre des régions favorisées, où l’espérance de vie continue de progresser, et d’autres qui prennent du retard, où la dynamique s’essouffle.
Depuis le début du second mandat de Donald Trump, l’expression s’est diffusée pour dénoncer l’alliance des droites illibérales et des oligarchies extractivistes. Si elle a le mérite d’être mobilisatrice face aux dérives autoritaires, elle occulte le rôle des démocraties dans les émissions de carbone.
La ville de Saint-Brieuc dirigée par Hervé Guihard (Place publique) a récemment installé un dispositif de vidéosurveillance algorithmique pour détecter les dépôts sauvages d’ordures et faciliter la verbalisation. Un dispositif dont la pratique et la légalité posent question.
Comment comprendre la fièvre actuelle autour de l’IA ? L’IA pourrait-elle relancer le moteur du capitalisme ou, au contraire, est-elle susceptible d’accentuer les contradictions au cœur du système capitaliste ? L’économiste Marko Mann avance une série de réponses.