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IA
Les licenciements dans la tech ne s’expliquent pas seulement par l’IA. Après les recrutements massifs du Covid, les géants du secteur réduisent leurs coûts, tandis qu’une génération d’ingénieurs s’interroge sur le sens de leur carrière.
De plus en plus voraces en énergie, les data centers ont vu leurs émissions de gaz à effet de serre croître de 23 % en 2024 en France, selon une étude. Cette tendance devrait aller crescendo alors que le pays investit massivement dans ces installations, essentielles à l’essor fulgurant de l’intelligence artificielle.
Le géant américain vient d’annoncer ce qu’il présente comme la « plus grosse mise à jour » de son interface en un quart de siècle. Des évolutions qui interrogent sur la place réservée à l’avenir aux liens traditionnels, et sur le trafic qu’ils génèrent pour les sites Internet.
Despite the attention on Claude Code, in many industries Microsoft Copilot has become the go-to for running a data task or quick analysis with AI.
Which raises the question: how good it is at finding insights in a data file?
To test it out, I asked Copilot to look at differences in how people in US and UK expressed emotions in an Excel dataset that contained thousands of survey responses.
Which raises the question: how good it is at finding insights in a data file?
To test it out, I asked Copilot to look at differences in how people in US and UK expressed emotions in an Excel dataset that contained thousands of survey responses.
Non, les IAG ne sont pas un « outil neutre » dont on ferait un simple malheureux usage.
Sans le logiciel libre et l’open source, l’Intelligence artificielle n’aurait jamais pu connaître un tel essor. Mais où est passée cette culture du partage fondatrice de l’IA ?
La firme Palantir Technologies, qui développe de puissants systèmes d’analyse de données fondés sur l’intelligence artificielle (IA) déjà largement utilisés dans les secteurs de l’administration, de la sécurité et de la défense, a publié il y a une semaine un manifeste en 22 points qui suscite de vives réactions, certains y voyant même un plaidoyer pour une forme de fascisme.
Dans sa chronique, Guillemette Faure met en lumière les transformations invisibles de notre époque. Cette semaine, les parents perturbés face à l’orientation scolaire de leurs enfants à l’heure de l’intelligence artificielle.
Caught between fears of job loss and social stigma, Gen Z’s opinions of AI are hitting new lows.
Companies are monitoring workers not just for productivity but for agreeability.
Récit Bienvenue à l’Alpha School à San Francisco, une école privée hors de prix et affichant des ambitions élitistes, où les enseignements sont délivrés par une intelligence artificielle qui promet un apprentissage accéléré.
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Le Nouvel Obs (site web)
Edition principale
vendredi 8 mai 2026 1877 mots
A l'Alpha School, l'intelligence artificielle a remplacé les enseignants
Rémy Bayol
A l'Alpha School, l'intelligence artificielle a remplacé les enseignants
Bienvenue à l'Alpha School à San Francisco, une école privée hors de prix et affichant des ambitions élitistes, où les enseignements sont délivrés par une intelligence artificielle qui promet un apprentissage accéléré.
Ne cherchez pas de professeurs à l'Alpha School, à San Francisco : l'intelligence artificielle (IA) les a remplacés. Le matin, quand les 18 élèves de l'établissement débarquent, aucun ne s'assoit derrière un bureau. Les gamins, d'âges et de niveaux différents, attrapent tous leur ordinateur portable, choisissent un canapé où s'affaler, et potassent leurs cours. Sur leur écran s'affichent les leçons du jour, l'état de leur progression et les exercices à finir pour acquérir des « points d'expérience », façon jeu vidéo. « Vos enfants vont apprendre en deux heures ce qu'ils apprennent actuellement en une journée ! » La directrice de l'école, Tasha Arnold, dégaine les promesses chocs comme un agent commercial. Ouvert à l'automne dernier, cet établissement moderne sans être clinquant est le quatorzième lancé aux Etats-Unis (ils compteraient un petit millier d'élèves au total), et 10 autres sont annoncés. A deux pas de la baie, il attire déjà des parents fortunés de la Silicon Valley en quête d'excellence pour leurs chérubins. Il faut dire qu'à 75 000 dollars l'année (64 000 euros environ), de la maternelle à la 4e, Alpha School est de loin l'école la plus chère de la ville. D'où la multiplication des arguments marketing promettant un enseignement sur mesure pour optimiser les temps d'apprentissage. Fini le modèle du prof face à sa classe, généralisé en Occident au XIXe siècle ; ici, l'accompagnement est individualisé et assuré par la machine. La directrice poursuit : « Nos données montrent que les enfants qui récoltent la note A dans l'enseignement classique ont, dans chaque matière, entre un an d'avance et deux ans de retard. S'ils ont principalement des B, ils peuvent avoir entre trois et sept ans de retard par rapport à leur niveau. » Si ces statistiques hasardeuses vous laissent sceptique, Tasha Arnold reprend avec cette sentence imparable : « Ne vous inquiétez pas, notre système permet de combler cette différence ! » Concrètement, si les logiciels détectent qu'un élève de 4e a des lacunes dans une notion censée être acquise, ils lui proposeront une semaine de leçons personnalisées pour rattraper ce retard. L'entreprise communique quelques chiffres, tous plus époustouflants les uns que les autres : la plupart de leurs écoliers obtiendraient aux tests standards des résultats les situant dans le 1 % supérieur au niveau national. Pour rejoindre cette « élite », Alpha School promeut une révolution éducative. Ici, le professeur est une interface qui s'appelle TimeBack (littéralement « retrouver du temps »). En s'y connectant, les enfants observent leurs progrès grâce à des graphiques colorés : unités maîtrisées, temps passé, points d'expérience. La plupart des cours et exercices sont tirés d'une myriade d'applications éducatives connues sur le marché - dont Lalilo, une solution française d'apprentissage de la lecture employée par l'Education nationale et désormais propriété d'un grand groupe américain. Une enquête du média américain 404, s'appuyant sur des échanges internes, révèle d'ailleurs que l'école moissonne massivement le contenu de sites éducatifs comme la Khan Academy pour alimenter ses applications. « Avec notre modèle, tout peut être surveillé » Alpha School cherche en effet à développer ses propres outils. L'algorithme de TimeBack agrégerait ainsi des données complexes sur les enfants, comme leurs passions et leurs profils pédagogiques. Pis, cette IA opaque saurait analyser tout ce qui passe devant la webcam afin de rappeler à l'ordre les polissons pris à papoter avec un camarade, s'agiter sur leur chaise ou jeter un oeil à Instagram. « Avec notre modèle, tout peut être surveillé », vante Joe Liemandt, l'homme derrière l'algorithme et principal actionnaire d'Alpha School. Cet entrepreneur d'Austin - la Silicon Valley du Texas - est devenu multimilliardaire en vendant des solutions de vente ou de gestion du travail à distance à des entreprises (notamment un outil de surveillance des salariés). Dans un rare entretien accordé au média Colossus, il vante les « résultats fous » qu'obtient TimeBack grâce aux données collectées : « Les gamins apprennent deux, cinq, dix fois plus vite. Les gens pensent que c'est de la sorcellerie, c'est juste de la science. [...] C'est comme ça que l'on rend leur temps aux enfants. » Hélas, malgré les demandes répétées du « Nouvel Obs », l'entreprise ne partage aucune étude permettant de vérifier ces dires. Après leurs deux heures de cours quotidiennes, les élèves se consacrent à des ateliers en autonomie visant à développer des compétences telles que la prise de parole en public ou l'esprit d'entrepreneuriat. S'initier à la robotique, s'occuper de la location d'un appartement, monter une campagne pour protéger les tortues... les projets sont à la carte, plus ou moins ambitieux selon les âges. Les pièces spacieuses, meublées de poufs et de tapis moelleux, sont couvertes d'affiches indiquant le programme comme dans une colonie de vacances : via ferrata, session « costumes », atelier pour faire des pâtes... Pas de journées interminables ni de cours barbants, donc ? L'utopie vendue est alléchante. D'autant que, depuis l'onde de choc provoquée par ChatGPT il y a trois ans, les IA se sont imposées dans les classes américaines. D'abord grâce au décret du président Donald Trump, en avril 2025, en faveur de l'intégration de ces outils dans l'enseignement. Puis, fin mars 2026, avec le discours de Melania Trump aux côtés d'un robot humanoïde lors d'un sommet sur le futur de l'instruction : la première dame y a vanté « un tournant décisif grâce à l'IA ». Outre-Atlantique, Google, Microsoft et Amazon se sont lancés dans la course aux applications pédagogiques. Et Joe Liemandt veut sa place au soleil. Le marché mondial de l'IA dans l'éducation, aujourd'hui évalué à 6 milliards d'euros, pourrait peser entre 25 et 34 milliards d'euros d'ici à 2030. D'où l'empressement à faire grandir TimeBack et le réseau d'Alpha School qui lui sert de vitrine. Les écoles font office de laboratoire d'expérimentation pour des applications - « le Nouvel Obs » a décompté 26 marques déposées par l'entreprise depuis trois ans - mais aussi de support pour promouvoir des logiciels destinés aux parents qui enseignent à domicile (3,4 millions d'enfants concernés aux Etats-Unis). L'égérie de cette « école du futur » La promo, c'est le rôle de MacKenzie Price, cofondatrice d'Alpha School. En podcast et sur son compte Instagram, suivi par 1,4 million de personnes, cette « influenceuse » en éducation ironise volontiers sur ses haters (« contempteurs »), vante ses établissements et prophétise « la mort de l'école traditionnelle ». C'est elle qui a eu l'idée de remplacer les profs par des ordinateurs et des « guides » (humains, eux), dont le rôle consiste à motiver et encadrer les élèves. Revenons douze ans en arrière : cette conseillère en immobilier et mère de famille, déçue par l'inflexibilité de l'enseignement traditionnel, participe alors à l'ouverture d'une micro-école (privée) pour un apprentissage individualisé, au sein d'un collectif de familles bourgeoises gravitant dans le secteur des technologies à Austin. Seize marmots se rendent chaque jour dans le salon d'un entrepreneur du coin pour apprendre grâce à des logiciels éducatifs, à leur rythme. Deux ans plus tard, elle convainc son vieil ami et témoin de mariage Joe Liemandt de faire de même. En 2016, la première Alpha School ouvre à Austin. La businesswoman devient l'égérie de cette « école du futur » et façonne sa philosophie : deux heures par jour pour assimiler le programme, le reste pour explorer ses centres d'intérêt. L'inspiration vient des pédagogies actives du type Montessori ou Freinet, où l'autonomie de l'enfant et l'apprentissage par l'expérimentation sont centraux. Le groupe prend de l'envergure en devenant une filiale de Trilogy, la société de Liemandt, qui sort le carnet de chèques et devient le directeur de l'école originelle. Six autres établissements ouvrent les années suivantes - l'inscription coûte entre 10 000 et 75 000 dollars à l'année (8 500 à 64 000 euros). Aujourd'hui, Alpha School refuse de divulguer le nombre précis de ses élèves, mais vante volontiers les success storys des premières promotions qui viennent de passer l'équivalent du bac. En terminale à Austin, Rhett Jones a ainsi entrepris la construction d'un « bike park » (circuit VTT) : à tout juste 18 ans, il va diriger jusqu'à 10 personnes et lever des fonds auprès d'investisseurs. Il évoque « une école start-up un peu bizarre qui expérimentait beaucoup de choses », où il s'est parfois senti « comme un rat de laboratoire », mais dont l'approche pédagogique l'a transformé : « S'ils peuvent rendre l'éducation aussi fun que [le jeu vidéo] "Fortnite", ce sera incroyable ! » Des récompenses sonnantes et trébuchantes A Alpha School, tout est pensé pour motiver les élèves, selon les lois d'un libéralisme décomplexé. Réussir un exercice peut donner droit à des avantages - un fauteuil plus confortable, un déjeuner en tête à tête avec son guide, voire un voyage en Suisse. Ou même à des récompenses sonnantes et trébuchantes. « Si un élève obtient un résultat de 100 % à son test annuel, il gagne 100 dollars, détaille la directrice de l'école de San Francisco. Sinon, on lui propose de passer quelques semaines supplémentaires dessus pour le réussir parfaitement. » Tout se mérite, au fond. « Dans beaucoup d'endroits, on dirait que ce n'est pas juste, estime Joanna Hani, passée par l'école d'Austin entre 2018 et 2019. Mais affronter l'échec fait partie des compétences humaines. Dans la vie, si tu ne fais pas ce à quoi tu t'es engagé, tu prendras des claques ! » Cette incitation par la récompense est au coeur du projet. Le père d'un ado ayant fréquenté cet établissement texan du CM2 à la 4e témoigne d'une « éthique de travail et d'une motivation personnelle extrêmement élevées » construites à Alpha School. « En revanche, ajoute-t-il, il y a un vrai décalage entre leur discours sur l'IA et l'usage réel de ces outils. Ils en parlent car c'est un mot à la mode, mais dans la pratique, elle est surtout utilisée pour adapter le contenu des applications... » Les versions « grand public » des logiciels ne donnent en effet pas encore satisfaction. Quant à AlphaRead, la plateforme interne dédiée à la compréhension de textes, qui s'appuie sur les outils d'OpenAI, de Google et d'Anthropic, elle pourrait « halluciner » (donc raconter n'importe quoi) 10 % du temps, selon des employés cités par le média 404. « Le marketing autour de l'IA est exagéré », abonde Jessica Lopez, mère de deux filles, 8 et 10 ans, qu'elle avait inscrites à l'Alpha School de Brownsville, ville populaire du Texas, non loin du site de lancement des fusées SpaceX. L'école y a ouvert ses portes il y a quatre ans, et cassé ses frais d'inscription pour attirer les foyers modestes et tester son modèle. La majorité des parents qui avaient inscrit leurs enfants à l'ouverture les ont retirés depuis, dit la mère de famille. Et de raconter comment son aînée a décroché, sans pouvoir atteindre les objectifs du logiciel : « Les exercices étaient au-dessus de ses capacités et le logiciel ne s'adaptait pas à son niveau. Au point que ma fille a intégré l'idée que si elle décrochait, c'était de sa faute. » Face à son désarroi, l'équipe pédagogique n'a cessé de répondre qu'il fallait se fier au système, supposément infaillible. Les deux filles de Jessica Lopez sont désormais inscrites dans une école publique. « Je comprends mieux la valeur du travail des professeurs maintenant, dit-elle. C'est leur job de comprendre ce qui ne fonctionne pas. »
Quand les profs découvrent l'IA : « Ma collègue a commandé un QCM. Ses yeux se sont écarquillés quand les questions sont apparues »
Cet article est paru dans Le Nouvel Obs (site web)
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Le Nouvel Obs (site web)
Edition principale
vendredi 8 mai 2026 1877 mots
A l'Alpha School, l'intelligence artificielle a remplacé les enseignants
Rémy Bayol
A l'Alpha School, l'intelligence artificielle a remplacé les enseignants
Bienvenue à l'Alpha School à San Francisco, une école privée hors de prix et affichant des ambitions élitistes, où les enseignements sont délivrés par une intelligence artificielle qui promet un apprentissage accéléré.
Ne cherchez pas de professeurs à l'Alpha School, à San Francisco : l'intelligence artificielle (IA) les a remplacés. Le matin, quand les 18 élèves de l'établissement débarquent, aucun ne s'assoit derrière un bureau. Les gamins, d'âges et de niveaux différents, attrapent tous leur ordinateur portable, choisissent un canapé où s'affaler, et potassent leurs cours. Sur leur écran s'affichent les leçons du jour, l'état de leur progression et les exercices à finir pour acquérir des « points d'expérience », façon jeu vidéo. « Vos enfants vont apprendre en deux heures ce qu'ils apprennent actuellement en une journée ! » La directrice de l'école, Tasha Arnold, dégaine les promesses chocs comme un agent commercial. Ouvert à l'automne dernier, cet établissement moderne sans être clinquant est le quatorzième lancé aux Etats-Unis (ils compteraient un petit millier d'élèves au total), et 10 autres sont annoncés. A deux pas de la baie, il attire déjà des parents fortunés de la Silicon Valley en quête d'excellence pour leurs chérubins. Il faut dire qu'à 75 000 dollars l'année (64 000 euros environ), de la maternelle à la 4e, Alpha School est de loin l'école la plus chère de la ville. D'où la multiplication des arguments marketing promettant un enseignement sur mesure pour optimiser les temps d'apprentissage. Fini le modèle du prof face à sa classe, généralisé en Occident au XIXe siècle ; ici, l'accompagnement est individualisé et assuré par la machine. La directrice poursuit : « Nos données montrent que les enfants qui récoltent la note A dans l'enseignement classique ont, dans chaque matière, entre un an d'avance et deux ans de retard. S'ils ont principalement des B, ils peuvent avoir entre trois et sept ans de retard par rapport à leur niveau. » Si ces statistiques hasardeuses vous laissent sceptique, Tasha Arnold reprend avec cette sentence imparable : « Ne vous inquiétez pas, notre système permet de combler cette différence ! » Concrètement, si les logiciels détectent qu'un élève de 4e a des lacunes dans une notion censée être acquise, ils lui proposeront une semaine de leçons personnalisées pour rattraper ce retard. L'entreprise communique quelques chiffres, tous plus époustouflants les uns que les autres : la plupart de leurs écoliers obtiendraient aux tests standards des résultats les situant dans le 1 % supérieur au niveau national. Pour rejoindre cette « élite », Alpha School promeut une révolution éducative. Ici, le professeur est une interface qui s'appelle TimeBack (littéralement « retrouver du temps »). En s'y connectant, les enfants observent leurs progrès grâce à des graphiques colorés : unités maîtrisées, temps passé, points d'expérience. La plupart des cours et exercices sont tirés d'une myriade d'applications éducatives connues sur le marché - dont Lalilo, une solution française d'apprentissage de la lecture employée par l'Education nationale et désormais propriété d'un grand groupe américain. Une enquête du média américain 404, s'appuyant sur des échanges internes, révèle d'ailleurs que l'école moissonne massivement le contenu de sites éducatifs comme la Khan Academy pour alimenter ses applications. « Avec notre modèle, tout peut être surveillé » Alpha School cherche en effet à développer ses propres outils. L'algorithme de TimeBack agrégerait ainsi des données complexes sur les enfants, comme leurs passions et leurs profils pédagogiques. Pis, cette IA opaque saurait analyser tout ce qui passe devant la webcam afin de rappeler à l'ordre les polissons pris à papoter avec un camarade, s'agiter sur leur chaise ou jeter un oeil à Instagram. « Avec notre modèle, tout peut être surveillé », vante Joe Liemandt, l'homme derrière l'algorithme et principal actionnaire d'Alpha School. Cet entrepreneur d'Austin - la Silicon Valley du Texas - est devenu multimilliardaire en vendant des solutions de vente ou de gestion du travail à distance à des entreprises (notamment un outil de surveillance des salariés). Dans un rare entretien accordé au média Colossus, il vante les « résultats fous » qu'obtient TimeBack grâce aux données collectées : « Les gamins apprennent deux, cinq, dix fois plus vite. Les gens pensent que c'est de la sorcellerie, c'est juste de la science. [...] C'est comme ça que l'on rend leur temps aux enfants. » Hélas, malgré les demandes répétées du « Nouvel Obs », l'entreprise ne partage aucune étude permettant de vérifier ces dires. Après leurs deux heures de cours quotidiennes, les élèves se consacrent à des ateliers en autonomie visant à développer des compétences telles que la prise de parole en public ou l'esprit d'entrepreneuriat. S'initier à la robotique, s'occuper de la location d'un appartement, monter une campagne pour protéger les tortues... les projets sont à la carte, plus ou moins ambitieux selon les âges. Les pièces spacieuses, meublées de poufs et de tapis moelleux, sont couvertes d'affiches indiquant le programme comme dans une colonie de vacances : via ferrata, session « costumes », atelier pour faire des pâtes... Pas de journées interminables ni de cours barbants, donc ? L'utopie vendue est alléchante. D'autant que, depuis l'onde de choc provoquée par ChatGPT il y a trois ans, les IA se sont imposées dans les classes américaines. D'abord grâce au décret du président Donald Trump, en avril 2025, en faveur de l'intégration de ces outils dans l'enseignement. Puis, fin mars 2026, avec le discours de Melania Trump aux côtés d'un robot humanoïde lors d'un sommet sur le futur de l'instruction : la première dame y a vanté « un tournant décisif grâce à l'IA ». Outre-Atlantique, Google, Microsoft et Amazon se sont lancés dans la course aux applications pédagogiques. Et Joe Liemandt veut sa place au soleil. Le marché mondial de l'IA dans l'éducation, aujourd'hui évalué à 6 milliards d'euros, pourrait peser entre 25 et 34 milliards d'euros d'ici à 2030. D'où l'empressement à faire grandir TimeBack et le réseau d'Alpha School qui lui sert de vitrine. Les écoles font office de laboratoire d'expérimentation pour des applications - « le Nouvel Obs » a décompté 26 marques déposées par l'entreprise depuis trois ans - mais aussi de support pour promouvoir des logiciels destinés aux parents qui enseignent à domicile (3,4 millions d'enfants concernés aux Etats-Unis). L'égérie de cette « école du futur » La promo, c'est le rôle de MacKenzie Price, cofondatrice d'Alpha School. En podcast et sur son compte Instagram, suivi par 1,4 million de personnes, cette « influenceuse » en éducation ironise volontiers sur ses haters (« contempteurs »), vante ses établissements et prophétise « la mort de l'école traditionnelle ». C'est elle qui a eu l'idée de remplacer les profs par des ordinateurs et des « guides » (humains, eux), dont le rôle consiste à motiver et encadrer les élèves. Revenons douze ans en arrière : cette conseillère en immobilier et mère de famille, déçue par l'inflexibilité de l'enseignement traditionnel, participe alors à l'ouverture d'une micro-école (privée) pour un apprentissage individualisé, au sein d'un collectif de familles bourgeoises gravitant dans le secteur des technologies à Austin. Seize marmots se rendent chaque jour dans le salon d'un entrepreneur du coin pour apprendre grâce à des logiciels éducatifs, à leur rythme. Deux ans plus tard, elle convainc son vieil ami et témoin de mariage Joe Liemandt de faire de même. En 2016, la première Alpha School ouvre à Austin. La businesswoman devient l'égérie de cette « école du futur » et façonne sa philosophie : deux heures par jour pour assimiler le programme, le reste pour explorer ses centres d'intérêt. L'inspiration vient des pédagogies actives du type Montessori ou Freinet, où l'autonomie de l'enfant et l'apprentissage par l'expérimentation sont centraux. Le groupe prend de l'envergure en devenant une filiale de Trilogy, la société de Liemandt, qui sort le carnet de chèques et devient le directeur de l'école originelle. Six autres établissements ouvrent les années suivantes - l'inscription coûte entre 10 000 et 75 000 dollars à l'année (8 500 à 64 000 euros). Aujourd'hui, Alpha School refuse de divulguer le nombre précis de ses élèves, mais vante volontiers les success storys des premières promotions qui viennent de passer l'équivalent du bac. En terminale à Austin, Rhett Jones a ainsi entrepris la construction d'un « bike park » (circuit VTT) : à tout juste 18 ans, il va diriger jusqu'à 10 personnes et lever des fonds auprès d'investisseurs. Il évoque « une école start-up un peu bizarre qui expérimentait beaucoup de choses », où il s'est parfois senti « comme un rat de laboratoire », mais dont l'approche pédagogique l'a transformé : « S'ils peuvent rendre l'éducation aussi fun que [le jeu vidéo] "Fortnite", ce sera incroyable ! » Des récompenses sonnantes et trébuchantes A Alpha School, tout est pensé pour motiver les élèves, selon les lois d'un libéralisme décomplexé. Réussir un exercice peut donner droit à des avantages - un fauteuil plus confortable, un déjeuner en tête à tête avec son guide, voire un voyage en Suisse. Ou même à des récompenses sonnantes et trébuchantes. « Si un élève obtient un résultat de 100 % à son test annuel, il gagne 100 dollars, détaille la directrice de l'école de San Francisco. Sinon, on lui propose de passer quelques semaines supplémentaires dessus pour le réussir parfaitement. » Tout se mérite, au fond. « Dans beaucoup d'endroits, on dirait que ce n'est pas juste, estime Joanna Hani, passée par l'école d'Austin entre 2018 et 2019. Mais affronter l'échec fait partie des compétences humaines. Dans la vie, si tu ne fais pas ce à quoi tu t'es engagé, tu prendras des claques ! » Cette incitation par la récompense est au coeur du projet. Le père d'un ado ayant fréquenté cet établissement texan du CM2 à la 4e témoigne d'une « éthique de travail et d'une motivation personnelle extrêmement élevées » construites à Alpha School. « En revanche, ajoute-t-il, il y a un vrai décalage entre leur discours sur l'IA et l'usage réel de ces outils. Ils en parlent car c'est un mot à la mode, mais dans la pratique, elle est surtout utilisée pour adapter le contenu des applications... » Les versions « grand public » des logiciels ne donnent en effet pas encore satisfaction. Quant à AlphaRead, la plateforme interne dédiée à la compréhension de textes, qui s'appuie sur les outils d'OpenAI, de Google et d'Anthropic, elle pourrait « halluciner » (donc raconter n'importe quoi) 10 % du temps, selon des employés cités par le média 404. « Le marketing autour de l'IA est exagéré », abonde Jessica Lopez, mère de deux filles, 8 et 10 ans, qu'elle avait inscrites à l'Alpha School de Brownsville, ville populaire du Texas, non loin du site de lancement des fusées SpaceX. L'école y a ouvert ses portes il y a quatre ans, et cassé ses frais d'inscription pour attirer les foyers modestes et tester son modèle. La majorité des parents qui avaient inscrit leurs enfants à l'ouverture les ont retirés depuis, dit la mère de famille. Et de raconter comment son aînée a décroché, sans pouvoir atteindre les objectifs du logiciel : « Les exercices étaient au-dessus de ses capacités et le logiciel ne s'adaptait pas à son niveau. Au point que ma fille a intégré l'idée que si elle décrochait, c'était de sa faute. » Face à son désarroi, l'équipe pédagogique n'a cessé de répondre qu'il fallait se fier au système, supposément infaillible. Les deux filles de Jessica Lopez sont désormais inscrites dans une école publique. « Je comprends mieux la valeur du travail des professeurs maintenant, dit-elle. C'est leur job de comprendre ce qui ne fonctionne pas. »
Quand les profs découvrent l'IA : « Ma collègue a commandé un QCM. Ses yeux se sont écarquillés quand les questions sont apparues »
Cet article est paru dans Le Nouvel Obs (site web)
Une étude menée par Palisade Research montre que plusieurs modèles d’IA ont réussi à exploiter des failles de sécurité pour se copier sur d’autres ordinateurs. Une prouesse technique encore limitée, mais qui ravive les inquiétudes autour d’IA capables d’échapper au contrôle humain.
L’IA Claude Opus d’Anthropic efface des données en voulant corriger un bug, sans validation humaine.
Après deux jours de grève la semaine dernière, les salariés des titres de presse du groupe Infopro Digital, qui ont appris le licenciement de 19 secrétaires de rédaction le 4 mai, ont occupé le hall de l’immeuble, ce lundi 11 mai, avec le soutien d’élus de gauche.
Dans une tribune collective au « Monde », les présidentes et présidents des sociétés d’auteur françaises défendent la proposition de loi adoptée à l’unanimité par le Sénat, le 8 avril, visant à inverser la charge de la preuve dans les litiges entre créateurs de contenus et fournisseurs d’intelligence artificielle.
Dans une tribune au « Monde », l’ingénieur Philippe Bihouix appelle à ne s’appuyer sur le numérique dans le contexte scolaire uniquement lorsqu’il présente des avantages pédagogiques indéniables et éprouvés.
Confier un document de travail à une IA pendant vingt échanges, c'est accepter qu'elle en perde un quart. Et c'est Microsoft, pas un concurrent, qui le démontre.
Dans le numéro 18 de Chut Magazine, Jean Cattan et Hubert Guillaud nous invitaient à rouvrir les imaginaires de l’Intelligence artificielle et à interroger les mythologies dans lesquelles l’IA nous enferme. Pour nous libérer, il faut donc identifier ce que les discours autour de l’IA produisent, comment ils cadrent le récit de l’IA et enferment nos possibilités d’action, nous explique cette fois-ci Hubert Guillaud.
#Intelligence artificielle #Tech
#Intelligence artificielle #Tech
A WIRED review of permits for data center projects using natural gas and linked to OpenAI, Meta, Microsoft, and xAI shows they could emit more than 129 million tons of greenhouse gases per year.
Dans le sixième épisode d’Entre la chaise et le clavier, Margot Nguyen Béraud, membre du collectif En chair et en os, décrit les effets concrets de l’expansion de l’intelligence artificielle sur les métiers de traduction.
OpenAI, Google et DeepL : la traduction est-elle en train de faire sa révolution ? Tel était le titre de l’un des articles de Next du début de l’année 2026 : si OpenAI avait développé une fonctionnalité nommée « traduire avec ChatGPT », des outils disponibles depuis bien plus longtemps, comme Google Translate ou l’allemand DeepL maintenaient leurs parts de marché.
Mais que signifie changer de langue grâce à des outils d’intelligence artificielle ? Est-ce que cela revient à produire des textes similaires à ce que feraient des professionnels de la traduction ? Surtout, qu’est-ce que la généralisation de ces outils fait à leur métier, à ces spécialistes du passage d’une langue à une autre ? Pour en discuter, Entre la chaise et le clavier a rencontré Margot Nguyen Béraud, traductrice de littérature latinoaméricaine et espagnole, membre du collectif En chair et en os.
Pour écouter « Ce que l’IA fait à la traduction avec En chair et en os », vous avez deux options : le player en bas de cet article, ou toutes les bonnes applications de podcast. Pour ne manquer aucun futur épisode et nous aider à atteindre un large public, abonnez-vous dès aujourd’hui au fil audio de Next.
Mettez-nous des étoiles, suggérez-nous de prochains invités en commentaire sur vos applications… Les algorithmes de recommandation s’appuient sur nos interactions en ligne, vos partages et vos retours les influencent directement !
Crédits :
Entre la chaise et le clavier est un podcast de Mathilde Saliou produit par Next. Réalisation et mixage : Clarice Horn. Identité graphique : Flock.
Musique : « Please Rewind », Ava Low / « Open Road », Lennon Lutton / « Soar », Daniella
Ljungsberg – Courtesy of Epidemic Sound
OpenAI, Google et DeepL : la traduction est-elle en train de faire sa révolution ? Tel était le titre de l’un des articles de Next du début de l’année 2026 : si OpenAI avait développé une fonctionnalité nommée « traduire avec ChatGPT », des outils disponibles depuis bien plus longtemps, comme Google Translate ou l’allemand DeepL maintenaient leurs parts de marché.
Mais que signifie changer de langue grâce à des outils d’intelligence artificielle ? Est-ce que cela revient à produire des textes similaires à ce que feraient des professionnels de la traduction ? Surtout, qu’est-ce que la généralisation de ces outils fait à leur métier, à ces spécialistes du passage d’une langue à une autre ? Pour en discuter, Entre la chaise et le clavier a rencontré Margot Nguyen Béraud, traductrice de littérature latinoaméricaine et espagnole, membre du collectif En chair et en os.
Pour écouter « Ce que l’IA fait à la traduction avec En chair et en os », vous avez deux options : le player en bas de cet article, ou toutes les bonnes applications de podcast. Pour ne manquer aucun futur épisode et nous aider à atteindre un large public, abonnez-vous dès aujourd’hui au fil audio de Next.
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Crédits :
Entre la chaise et le clavier est un podcast de Mathilde Saliou produit par Next. Réalisation et mixage : Clarice Horn. Identité graphique : Flock.
Musique : « Please Rewind », Ava Low / « Open Road », Lennon Lutton / « Soar », Daniella
Ljungsberg – Courtesy of Epidemic Sound
Stella Laurenzo, directrice de l'IA chez AMD, a publié le 2 avril un ticket GitHub détaillé montrant que Claude Code lit trois fois moins de code avant de le modifier, réécrit des fichiers entiers deux fois plus souvent et abandonne des tâches en cours de route à des taux qui étaient auparavant nuls. Son analyse de près de 7 000 sessions fournit des chiffres précis sur la dégradation des performances de l'outil de codage d'Anthropic depuis début mars.
E. Borne annonce des modules de formation obligatoires pour les élèves de 4e et de 2de. La « révolution » de l’IA à l’école procède de choix politiques et économiques auxquels ni les personnels ni les usager·es ne sont associé·es. Aucune évaluation des conséquences à court, moyen et long terme de ces choix pour le service public d’éducation n’est envisagée, aucun « principe de précaution ».
Des chercheurs de l'Université de Stanford ont découvert (et nommé) l'effet Mirage des IA. Ces dernières, de GPT-5 d'OpenAI à Claude Opus 4.5 d'Anthropic en passant par Gemini 3 Pro de Google, arrivent ainsi à livrer un diagnostic médical avec assurance à partir d'éléments visuels qu'elles ont… inventés.
Dans son dernier essai, le sociologue Juan Sebastian Carbonell démontre que la montée en puissance de l’intelligence artificielle entraîne une « déqualification » et une « précarisation » des travailleurs dans de nombreux secteurs d’activité.
Enfin un livre de critique de l’intelligence artificielle (IA) qui ne parle pas de révolution cognitive ni de chômage technologique de masse… mais de transformation technologique du travail. Sans céder à l’alarmisme ni à la « hype », l’auteur reprend les analyses du sociologue marxiste Harry Braverman (1920-1976) sur le contrôle de l’organisation du travail pour élaborer l’hypothèse d’un « taylorisme augmenté ». L’IA intensifie les dynamiques de parcellisation du travail, privant les métiers de leur part créative, en faveur de tâches déqualifiées et moins coûteuses, y compris dans les professions intellectuelles et artistiques jusqu’ici épargnées. Plutôt que de formuler des prescriptions « éthiques » ou de régulation qui confortent le développement des technologies et de leur marché, Juan Sebastián Carbonell recentre la réflexion sur les rapports de pouvoir : « qui décide quelle technologie déployer, et pour quoi faire ? » Il ouvre enfin un questionnement technocritique : peut-on s’approprier l’IA à des fins émancipatrices ? Sans le clore, un tel texte saura nourrir le débat politique et syndical.
En cherchant à tout prix à plaire à leurs utilisateurs, les chatbots comme ChatGPT peuvent entraîner des personnes parfaitement rationnelles dans une spirale délirante aux conséquences parfois tragiques. Et la solution n'est pas dans les recommandations d'usage.
Lancée sur la plateforme Reddit, une initiative visant à encourager les usagers de ChatGPT à résilier leur abonnement à cet outil d’intelligence artificielle prend de l’ampleur. Le média américain “MIT Technology Review” raconte les motivations de ceux qui suivent ce mouvement, principalement pour s’opposer aux politiques de Trump.
L’entreprise américaine a lancé Tay, un « chatbot » censé discuter avec des adolescents sur les réseaux sociaux. Mais des propos racistes se sont glissés dans ces échanges.
Le sociologue Dominique Boullier propose dans son dernier livre une critique acérée et informée des pratiques des géants numériques ainsi que des perspectives de régulation.
AI-driven cognitive atrophy is recoverable. Cognitive foreclosure may not be.
Adults who offload thinking to AI lose capacity they built. Children may never build it at all.
When students process information through the same model, the result may be similar minds.
Auditing AI output requires expertise the child is still supposed to be developing.
In a study, developers who delegated coding to AI produced working code but failed conceptual understanding.
Adults who offload thinking to AI lose capacity they built. Children may never build it at all.
When students process information through the same model, the result may be similar minds.
Auditing AI output requires expertise the child is still supposed to be developing.
In a study, developers who delegated coding to AI produced working code but failed conceptual understanding.
More than half of teenagers reported in a new survey that they’ve used artificial intelligence to help with their school work, and almost 60% said they think their peers are regularly using chatbots to cheat on their schoolwork.
Key Facts :
More than 60% of teens say they regularly use AI chatbots, and more than half (54%) are using chatbots like ChatGPT, Copilot and Character.ai to help with schoolwork, according to new Pew Research Center data.
About 40% of students who use AI for school work are using it for help researching a topic or solving math problems, and about 35% said they're using it to help edit something they wrote.
About 1 in 10 teenagers said they do all or most of their schoolwork using AI, a practice researchers have warned weakens student critical thinking skills.
A majority of teens (59%) think using AI to cheat is a regular occurrence at their school and happening at least somewhat often, and teenagers who regularly use the software themselves are especially likely to think cheating is a regular occurrence.
Key Facts :
More than 60% of teens say they regularly use AI chatbots, and more than half (54%) are using chatbots like ChatGPT, Copilot and Character.ai to help with schoolwork, according to new Pew Research Center data.
About 40% of students who use AI for school work are using it for help researching a topic or solving math problems, and about 35% said they're using it to help edit something they wrote.
About 1 in 10 teenagers said they do all or most of their schoolwork using AI, a practice researchers have warned weakens student critical thinking skills.
A majority of teens (59%) think using AI to cheat is a regular occurrence at their school and happening at least somewhat often, and teenagers who regularly use the software themselves are especially likely to think cheating is a regular occurrence.
Comment comprendre la fièvre actuelle autour de l’IA ? L’IA pourrait-elle relancer le moteur du capitalisme ou, au contraire, est-elle susceptible d’accentuer les contradictions au cœur du système capitaliste ? L’économiste Marko Mann avance une série de réponses.
En graphiques
L’incroyable essor de l’intelligence artificielle, technologie particulièrement vorace en énergie, en eau et en métaux, interroge à l’heure où les géants du secteur sont lancés dans une course au gigantisme.
L’incroyable essor de l’intelligence artificielle, technologie particulièrement vorace en énergie, en eau et en métaux, interroge à l’heure où les géants du secteur sont lancés dans une course au gigantisme.
Colloque de rentrée 2025 : Formes de l’intelligence : IA, connaissance, déduction, apprentissage
Conférence du 17 octobre 2025 : (Dé)formations artificielles de l'esprit : l'IA, entre technologie intellectuelle et déraison computationnelle
Intelligence, formalismes et création
Conférencière : Anne Alombert, maîtresse de conférence en philosophie, université Paris-VIII
À rebours des comparaisons entre esprits humains et machines informatiques, je propose de considérer ladite « intelligence artificielle » comme une « technologie intellectuelle », qui forme et déforme nos esprits. Si la révolution numérique constitue une mutation comparable à l’apparition de l’écriture alphabétique, comme l’affirmaient déjà Nora et Minc en 1978, et si l’écriture constitue une « technologie intellectuelle » qui transforme nos manières de penser, comme le montrait Goody dans les années 1970, alors le développement fulgurant de l’IA générative ne représente pas seulement une révolution technologique et industrielle, mais ouvre aussi une révolution psychique, cognitive et culturelle.
Ces nouvelles « machines d'écriture » amorcent une nouvelle étape dans l'automatisation du langage, qui soulève de nombreux enjeux. Si l'écriture alphabétique avait donné lieu à une « raison graphique », je soutiendrai que les IA génératives risquent de conduire à une « déraison computationnelle », en prenant de vitesse les activités d'interprétation et de réflexion par les calculs probabilistes.
Pour faire face à ce risque, j'insisterai sur la nécessité de concevoir et de développer des technologies numériques herméneutiques et délibératives, permettant de soutenir les activités de pensée, et non de les court-circuiter. À travers plusieurs exemples, je montrerai qu’il est possible de mobiliser les technologies d’« intelligence artificielle » pour produire de nouveaux instruments spirituels, afin de mettre les automates numériques au service de nouvelles formes d'intelligences.
Retrouvez le programme et les enregistrements audios et vidéos du colloque :
https://www.college-de-france.fr/fr/a...
Le Collège de France est une institution de recherche fondamentale dans tous les domaines de la connaissance et un lieu de diffusion du « savoir en train de se faire » ouvert à tous.
Les cours, séminaires, colloques sont enregistrés puis mis à disposition du public sur le site internet du Collège de France.
Conférence du 17 octobre 2025 : (Dé)formations artificielles de l'esprit : l'IA, entre technologie intellectuelle et déraison computationnelle
Intelligence, formalismes et création
Conférencière : Anne Alombert, maîtresse de conférence en philosophie, université Paris-VIII
À rebours des comparaisons entre esprits humains et machines informatiques, je propose de considérer ladite « intelligence artificielle » comme une « technologie intellectuelle », qui forme et déforme nos esprits. Si la révolution numérique constitue une mutation comparable à l’apparition de l’écriture alphabétique, comme l’affirmaient déjà Nora et Minc en 1978, et si l’écriture constitue une « technologie intellectuelle » qui transforme nos manières de penser, comme le montrait Goody dans les années 1970, alors le développement fulgurant de l’IA générative ne représente pas seulement une révolution technologique et industrielle, mais ouvre aussi une révolution psychique, cognitive et culturelle.
Ces nouvelles « machines d'écriture » amorcent une nouvelle étape dans l'automatisation du langage, qui soulève de nombreux enjeux. Si l'écriture alphabétique avait donné lieu à une « raison graphique », je soutiendrai que les IA génératives risquent de conduire à une « déraison computationnelle », en prenant de vitesse les activités d'interprétation et de réflexion par les calculs probabilistes.
Pour faire face à ce risque, j'insisterai sur la nécessité de concevoir et de développer des technologies numériques herméneutiques et délibératives, permettant de soutenir les activités de pensée, et non de les court-circuiter. À travers plusieurs exemples, je montrerai qu’il est possible de mobiliser les technologies d’« intelligence artificielle » pour produire de nouveaux instruments spirituels, afin de mettre les automates numériques au service de nouvelles formes d'intelligences.
Retrouvez le programme et les enregistrements audios et vidéos du colloque :
https://www.college-de-france.fr/fr/a...
Le Collège de France est une institution de recherche fondamentale dans tous les domaines de la connaissance et un lieu de diffusion du « savoir en train de se faire » ouvert à tous.
Les cours, séminaires, colloques sont enregistrés puis mis à disposition du public sur le site internet du Collège de France.
Ces épiceries japonaises embauchent des robots pilotés par des travailleurs aux Philippines
Un article du média Rest of World raconte comment des travailleurs philippins pilotent, depuis Manille, des robots chargés de contrôler les rayons de supérettes japonaises. Une sorte de prolongement des processus de sous-traitance et de délocalisation, qui atteint ici un degré de déshumanisation inédit.
Un article du média Rest of World raconte comment des travailleurs philippins pilotent, depuis Manille, des robots chargés de contrôler les rayons de supérettes japonaises. Une sorte de prolongement des processus de sous-traitance et de délocalisation, qui atteint ici un degré de déshumanisation inédit.
Philippe Meirieu, pédagogue : « Avec l’IA, c’est le modèle politique de notre école qui est en jeu »
En France comme aux Etats-Unis, des systèmes éducatifs en crise tentent de s’approprier l’usage de l’intelligence artificielle, pour permettre l’individualisation des enseignements. Mais apprendre ensemble est ce qui nous permet de faire société, argue, dans une tribune au « Monde », le professeur honoraire en sciences de l’éducation.
L'IA générative détourne l'audience des médias. La chute du trafic et des recettes publicitaires érode le modèle économique du journalisme. Cette captation par les plateformes menace la production d'information originale et la survie d'un web ouvert, essentiel à notre compréhension du monde.
Maître de conférences en droit public, Caroline Lequesne a fait partie du comité d’évaluation qui a suivi l’expérimentation de la vidéosurveillance algorithmique dans le cadre des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024.
Portée par l’intelligence artificielle, soutenue par une partie des responsables politiques et par les entreprises, cette technologie hautement sensible se banalise dans de nombreux pays et gagne du terrain en Europe.
Pour faire fonctionner une intelligence artificielle, un ordinateur ne suffit pas. L'IA a besoin des humains. Des travailleurs entraînent les algorithmes en analysant des centaines de milliers d'images et de vidéos. Les leaders mondiaux du secteur sous-traitent ces tâches très peu rémunérées dans des pays du sud. En Afrique, Madagascar est l'un des pionniers.
Interdite aux étudiants, utilisée par les enseignants ? Aux États-Unis, plusieurs élèves dénoncent l’usage caché de ChatGPT par leurs professeurs. Une pratique qui alimente un débat éthique sur la place de l’IA dans l’enseignement supérieur.
Une étude conduite par Microsoft et l'Université Carnegie Mellon pointe les effets sur le cerveau d'une délégation à une IA générative de tâches d'analyse de connaissances.
E. Borne annonce des modules de formation obligatoires pour les élèves de 4e et de 2de. La “révolution” de l’IA à l’école procède de choix politiques et économiques auxquels ni les personnels ni les usager·es ne sont associé·es. Aucune évaluation des conséquences à court, moyen et long terme de ces choix pour le service public d’éducation n’est envisagée, aucun « principe de précaution ».
Dossier : INTELLIGENCE ARTIFICIELLE : RÉVOLUTION OU OUTIL ?, coordonné par Hervé Christofol et Chantal Pacteau
10. "Une histoire de l’intelligence artificielle", Lilian Aveneau
14. "Les IA génératives", Lilian Aveneau
17. "Reproductibilité et erreurs dans les IA", Lilian Aveneau
19. "AI Act : une première réglementation internationale sur l’IA", Marc Champesme
23. "Enseignants : les défis du droit d’auteur à l’ère des IA génératives", Kari Kivinen
25. "Intelligence artificielle et travail", Maxime Amblard, Luc Pellissier
29. "Les vrais dangers de l’IA", Karën Fort
31. "Faire face aux enjeux environnementaux de l’IA : au-delà du techno-solutionnisme", Anne-Laure Ligozat
33. "IA en santé : les promesses ne doivent pas occulter l’impact sociétal concret", Aurélie Névéol
35. "L’alliance périlleuse de l’IA et du militaire", Claude Serfati
39. "IA, des technologies pour les services publics ?", Hervé Christofol
10. "Une histoire de l’intelligence artificielle", Lilian Aveneau
14. "Les IA génératives", Lilian Aveneau
17. "Reproductibilité et erreurs dans les IA", Lilian Aveneau
19. "AI Act : une première réglementation internationale sur l’IA", Marc Champesme
23. "Enseignants : les défis du droit d’auteur à l’ère des IA génératives", Kari Kivinen
25. "Intelligence artificielle et travail", Maxime Amblard, Luc Pellissier
29. "Les vrais dangers de l’IA", Karën Fort
31. "Faire face aux enjeux environnementaux de l’IA : au-delà du techno-solutionnisme", Anne-Laure Ligozat
33. "IA en santé : les promesses ne doivent pas occulter l’impact sociétal concret", Aurélie Névéol
35. "L’alliance périlleuse de l’IA et du militaire", Claude Serfati
39. "IA, des technologies pour les services publics ?", Hervé Christofol
L’année 2025 est déjà particulièrement féconde en nouvelles plus fracassantes les unes que les autres sur les financements, la course aux armements entre la Chine et les USA, le sommet intergalactique sur l’IA à Paris, et les supposés progrès vers l’intelligence des IAs génératives. C’est un sujet courant de conversations dans le contexte privé ou professionnel. En réponse aux personnes qui s’étonnent de ma position résolument anti ChatGPT j’ai fini par construire un argumentaire que je vais développer ici.
En octobre dernier, l'Open Source Initiative a publié la version 1.0 de sa définition de l'IA ouverte, mais des acteurs du milieu du logiciel libre n'en sont pas satisfaits. Ils s'organisent autour de Sam Johnston pour peser sur la définition qui sera utilisée en Europe lors du AI Action Summit organisé par l'Élysée les 10 et 11 février.
L’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans le secteur public s’accélère promettant un choc de productivité avec une réduction des coûts. Mais attention, les effets ne sont pas seulement techniques, c’est pourquoi, dès 2022, le Conseil d’État a proposé une nouvelle doctrine administrative avec la primauté humaine, la non-discrimination et la transparence comme valeurs. À ce jour, nous en sommes encore loin. Deux risques majeurs se dessinent : la déshumanisation progressive des services publics, où les décisions automatisées remplacent l’interaction humaine ; la réduction des emplois publics, dégradant la qualité du service public voire provoquant des catastrophes.
Par Baptiste Ménard maire-adjoint PS de Mons-en-Barœul et Marius Bertolucci, maître de conférences en Sciences de gestion et auteur de L’homme diminué par l’IA (Hermann).
Par Baptiste Ménard maire-adjoint PS de Mons-en-Barœul et Marius Bertolucci, maître de conférences en Sciences de gestion et auteur de L’homme diminué par l’IA (Hermann).
C'EST PAS DE L'IA Quand on entend parler d'intelligence artificielle, c'est l'histoire d'un mythe moderne qui nous est racontée. Celui d'une IA miraculeuse qui doit sauver le monde, ou d'une IA douée de volonté qui voudrait le détruire. Pourtant derrière cette "IA" fantasmée se trouve une réalité m
Ni apocalyptique, ni récent
De Shakey the robot (premier robot qui raisonne sur ses actions, Stanford, 1966) à ChatGPT en passant par Clippy (l'assistant de Microsoft Office 97)... l'Intelligence artificielle a plus de 70 ans d'histoire.
Voire plus encore : nos cultures ne manquent pas de mythes et symboles où la magie permet d'humaniser des machines. La légende du Golem, Edward aux mains d'argent, l'emoji ✨ désignant l'IA dans la tech…
Présentée simultanément comme la baguette magique qui va sauver la terre et comme la boite noire qui va asservir l'humanité, l'IA désigne pourtant, aujourd’hui, un domaine technique du numérique.
Comprendre pour choisir collectivement
Or derrière chaque outil technique, il y a un contexte idéologique et des choix politiques, qui peuvent transformer l’organisation de nos sociétés.
Aujourd'hui, ces choix sont monopolisés par de grandes entreprises dont le discours grandiloquent mystifie, sidère, envoûte... nous ôtant la capacité de s'emparer du sujet et questionner les choix.
L'objectif de ce site est de partager des clés de compréhension sur ce qu'est l'IA aujourd'hui, des enjeux que ce domaine du numérique pose à nos sociétés et enfin des questions à se poser pour déterminer si tel outil est digne de notre confiance.
De Shakey the robot (premier robot qui raisonne sur ses actions, Stanford, 1966) à ChatGPT en passant par Clippy (l'assistant de Microsoft Office 97)... l'Intelligence artificielle a plus de 70 ans d'histoire.
Voire plus encore : nos cultures ne manquent pas de mythes et symboles où la magie permet d'humaniser des machines. La légende du Golem, Edward aux mains d'argent, l'emoji ✨ désignant l'IA dans la tech…
Présentée simultanément comme la baguette magique qui va sauver la terre et comme la boite noire qui va asservir l'humanité, l'IA désigne pourtant, aujourd’hui, un domaine technique du numérique.
Comprendre pour choisir collectivement
Or derrière chaque outil technique, il y a un contexte idéologique et des choix politiques, qui peuvent transformer l’organisation de nos sociétés.
Aujourd'hui, ces choix sont monopolisés par de grandes entreprises dont le discours grandiloquent mystifie, sidère, envoûte... nous ôtant la capacité de s'emparer du sujet et questionner les choix.
L'objectif de ce site est de partager des clés de compréhension sur ce qu'est l'IA aujourd'hui, des enjeux que ce domaine du numérique pose à nos sociétés et enfin des questions à se poser pour déterminer si tel outil est digne de notre confiance.
OpenAI a publié un « Guide de l’étudiant pour écrire avec ChatGPT ». Dans ce billet, je passe en revue leurs conseils et je propose quelques contre-arguments, d’un point de vue d’enseignant-chercheur. Après avoir abordé chacune des 12 suggestions d’OpenAI, je conclus en évoquant rapidement les aspects éthiques, cognitifs et environnementaux que tout étudiant devrait considérer avant de décider d’utiliser ou non ChatGPT. J’ajoute quelques commentaires en fin de billet au fil des retours critiques. (Version anglaise : A Student’s Guide to Not Writing with ChatGPT)
En 2019, Shoshana Zuboff publiait L'Âge du capitalisme de surveillance, enquête historique mettant au jour les dynamiques secrètes de l’économie du web, basée sur l’extraction des données personnelles. Les prédictions alarmistes de l'autrice se sont-elles réalisées ? Pouvons-nous être optimistes ?
Avec
Shoshana Zuboff Professeure émérite à la Harvard Business School et professeure associée à la Harvard Law School
Avec
Shoshana Zuboff Professeure émérite à la Harvard Business School et professeure associée à la Harvard Law School
L'intelligence artificielle (IA) se réveille et frappe à votre porte. Engourdi pendant près 60 ans plus tard dans une période de moindres recherches et de faibles financements alloués aux innovations, l'hiver de l'IA est enfin terminé. 83 % des entreprises interrogées considèrent l'intelligence artificielle comme une priorité stratégique et 75 % déclarent que l'intelligence artificielle est la clé pour identifier de nouveaux clients et de nouvelles entreprises. L'intelligence artificielle n'est plus un produit de science-fiction. De la détection des fraudes aux méthodes d'embauche efficaces, en passant par la prévision de la maintenance des machines, l'intelligence artificielle est aujourd'hui devenue un facteur d'innovation dans le monde du travail et ses applications quotidiennes.
L’IA CONTRE LA SOCIÉTÉ
Le discours porté par les pouvoirs économiques et politiques qui la soutiennent est bien rodé : l’intelligence artificielle (IA) constitue une rupture majeure à laquelle il faut s’adapter, en limitant ses éventuels méfaits – présentés comme autant de défis.
Fenêtre sur... (mini dossier) par Amélie Hart et Christophe Cailleaux, du secteur Contenus du SNES-FSU dans l'USMag n°844, avril 2024 ~ #IA #EMC
https://nuage.snes.edu/s/MCywbWrMcdkNfMC
Le discours porté par les pouvoirs économiques et politiques qui la soutiennent est bien rodé : l’intelligence artificielle (IA) constitue une rupture majeure à laquelle il faut s’adapter, en limitant ses éventuels méfaits – présentés comme autant de défis.
Fenêtre sur... (mini dossier) par Amélie Hart et Christophe Cailleaux, du secteur Contenus du SNES-FSU dans l'USMag n°844, avril 2024 ~ #IA #EMC
https://nuage.snes.edu/s/MCywbWrMcdkNfMC
Comment permettre à l’Homme de garder la main ? Rapport sur les enjeux éthiques des algorithmes et de l’intelligence artificielle
15 décembre 2017
La CNIL publie le rapport de synthèse du débat public qu’elle a animé sur les enjeux éthiques des algorithmes et de l’intelligence artificielle. Isabelle FALQUE-PIERROTIN, présidente de la CNIL, le présente aujourd’hui en présence de Mounir MAHJOUBI, Secrétaire d’Etat chargé du Numérique et de Cédric VILLANI, Député, chargé par le gouvernement d’une mission sur l’intelligence artificielle.
15 décembre 2017
La CNIL publie le rapport de synthèse du débat public qu’elle a animé sur les enjeux éthiques des algorithmes et de l’intelligence artificielle. Isabelle FALQUE-PIERROTIN, présidente de la CNIL, le présente aujourd’hui en présence de Mounir MAHJOUBI, Secrétaire d’Etat chargé du Numérique et de Cédric VILLANI, Député, chargé par le gouvernement d’une mission sur l’intelligence artificielle.
S'il y a un domaine des sciences du numérique qui a connu une expansion foudroyante dans les dernières décennies, c'est bien l'intelligence artificielle, au point qu'elle est partout aujourd'hui ! Nous revenons ici sur son histoire pour mieux comprendre les défis qui nous attendent dans les années à venir...
Introduction
L’intelligence artificielle (IA) est contemporaine de l’informatique. Elle est née au cours des années 1950, avec de jeunes chercheurs tels que John McCarthy, Marvin Minsky, Claude Shannon. À la même époque, le mathématicien anglais Alan Turing posait la question centrale qui attend toujours une réponse : « Une machine peut-elle penser ? ».
L’IA est un domaine de recherche-développement (R&D) qui cherche à reproduire sur une machine les processus perceptifs et cognitifs de l’animal ou de l’humain (raisonnement, prise de décision, reconnaissance de formes : parole, images). On parle maintenant d’IA au pluriel. Une IA est un artefact visant à résoudre un problème spécifique tel que reconnaître la parole, traduire un texte, etc.
La naissance « officielle » de l’IA fut précédée d’une longue période de gestation. Les développements théoriques et pratiques sur les automates d’une part, et les travaux en logique mathématique d’autre part, en constituent les fondements.
L’IA s’est ensuite développée en se fondant sur trois grands types de modèles : les modèles symboliques, les modèles statistiques et les modèles connexionnistes. Ces modèles sont brièvement rappelés ci-dessous. L’utilisation des modèles génératifs pose des questions juridiques et éthiques abordées à la fin de cet article.
Les modèles d’IA
Introduction
L’intelligence artificielle (IA) est contemporaine de l’informatique. Elle est née au cours des années 1950, avec de jeunes chercheurs tels que John McCarthy, Marvin Minsky, Claude Shannon. À la même époque, le mathématicien anglais Alan Turing posait la question centrale qui attend toujours une réponse : « Une machine peut-elle penser ? ».
L’IA est un domaine de recherche-développement (R&D) qui cherche à reproduire sur une machine les processus perceptifs et cognitifs de l’animal ou de l’humain (raisonnement, prise de décision, reconnaissance de formes : parole, images). On parle maintenant d’IA au pluriel. Une IA est un artefact visant à résoudre un problème spécifique tel que reconnaître la parole, traduire un texte, etc.
La naissance « officielle » de l’IA fut précédée d’une longue période de gestation. Les développements théoriques et pratiques sur les automates d’une part, et les travaux en logique mathématique d’autre part, en constituent les fondements.
L’IA s’est ensuite développée en se fondant sur trois grands types de modèles : les modèles symboliques, les modèles statistiques et les modèles connexionnistes. Ces modèles sont brièvement rappelés ci-dessous. L’utilisation des modèles génératifs pose des questions juridiques et éthiques abordées à la fin de cet article.
Les modèles d’IA
Le professeur de stratégie Jérôme Barthélemy rapporte, dans une tribune au « Monde », une expérience d’utilisation de ChatGPT éclairante quant à ses effets sur l’emploi.
« Si l’intelligence artificielle générative présente des atouts pour les entreprises, il ne faut pas oublier qu’elle reste une boîte noire »
« Si l’intelligence artificielle générative présente des atouts pour les entreprises, il ne faut pas oublier qu’elle reste une boîte noire »
Infographie. Plongée au cœur du cerveau numérique, ou comment l’intelligence artificielle fonctionne
Pris individuellement, les neurones artificiels n’ont rien d’intelligent. Mais le développement de leur interaction a permis la mise au point d’une méthode de calcul révolutionnaire. “Die Zeit” l’explique en image.
Pris individuellement, les neurones artificiels n’ont rien d’intelligent. Mais le développement de leur interaction a permis la mise au point d’une méthode de calcul révolutionnaire. “Die Zeit” l’explique en image.
Les expériences faisant appel à des intelligences artificielles se multiplient sur les réseaux sociaux. Lisez ci-dessous pour comprendre pourquoi
Cofondé par Elon Musk fin 2015, passé du modèle non lucratif au «but lucratif plafonné», le centre de recherche en intelligence artificielle s’est imposé comme un acteur majeur du secteur, en faisant évoluer quelques-uns de ses fondamentaux.
Aujourd’hui, il y’a plus simple : quelques photos et hop. Si cela n’est pas nouveau, c’est la manière de fabriquer ces preuves qui est plus rapide et originale en recourant à la merveilleuse fée IA.
Ça ouvre de nouvelles perspectives…
Ça ouvre de nouvelles perspectives…
If you're one of the billions of people who have posted pictures of themselves on social media over the past decade, it may be time to rethink that behavior. New AI image-generation technology allows anyone to save a handful of photos (or video frames) of you, then train AI to create realistic fake photos that show you doing embarrassing or illegal things. Not everyone may be at risk, but everyone should know about it.
Photographs have always been subject to falsifications—first in darkrooms with scissors and paste and then via Adobe Photoshop through pixels. But it took a great deal of skill to pull off convincingly. Today, creating convincing photorealistic fakes has become almost trivial.
Once an AI model learns how to render someone, their image becomes a software plaything. The AI can create images of them in infinite quantities. And the AI model can be shared, allowing other people to create images of that person as well.
Photographs have always been subject to falsifications—first in darkrooms with scissors and paste and then via Adobe Photoshop through pixels. But it took a great deal of skill to pull off convincingly. Today, creating convincing photorealistic fakes has become almost trivial.
Once an AI model learns how to render someone, their image becomes a software plaything. The AI can create images of them in infinite quantities. And the AI model can be shared, allowing other people to create images of that person as well.
Sous-traitance. Derrière les promesses des services numériques, vendus à prix d’or par des start-up parisiennes, se cachent des dizaines de milliers de travailleurs malgaches, qui entraînent des algorithmes contre quelques euros par jour.
Avec “Tous surveillés : sept milliards de suspects”, sa glaçante enquête diffusée sur Arte ce mardi 21 avril, le réalisateur Sylvain Louvet nous met en garde contre le développement de technologies de plus en plus intrusives. Des outils qui mettent en danger nos libertés. Et la pandémie actuelle n’arrange rien. Entretien.
La RATP va tester des caméras « intelligentes » pour mesurer le taux de port du masque dans la station Châtelet
A titre « expérimental », la station-clé du centre de Paris sera équipée pendant trois mois de caméras pour mesurer l’adoption du masque dans le métro parisien.
A titre « expérimental », la station-clé du centre de Paris sera équipée pendant trois mois de caméras pour mesurer l’adoption du masque dans le métro parisien.
L'intelligence artificielle va-t-elle remplacer l'humanité ? Ce documentaire prend la mesure de l'emprise des algorithmes sur nos vies. Il donne la parole à ceux qui débattent de l'IA (sociologues, avocats des droits de l'homme, scientifiques ou journalistes d'investigation) et à ceux qui l'inventent, comme Jürgen Schmidhuber et Ilya Sutskever, à la posture ambivalente.
https://youtu.be/xgv4FQZIUxI?si=eVi7eWCUxxRp_I0J
https://youtu.be/xgv4FQZIUxI?si=eVi7eWCUxxRp_I0J